Objectif De 80% De Réussite À L’ucad : Le Saes Parle D’un Taux Fantaisiste

  • Source: : Sud Quotidien | Le 28 novembre, 2017 à 16:11:56 | Lu 1772 fois | 18 Commentaires
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Objectif De 80% De Réussite À L’ucad : Le Saes Parle D’un Taux Fantaisiste

Le recteur de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar se fixe comme un objectif un taux de réussite de 80% dans son établissement. En guise de réponse à ce vœu exprimé de l’autorité universitaire, la coordination du Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (SAES) de l’UCAD) parle d’un taux fantaisiste.
 
Le président de l’assemblée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar a souligné que le taux de réussite dans cet établissement d’enseignement supérieur est passé de 37,04% en 2012-2013 à 41,53% en 2014-2015. Autrement dit, l’université de Dakar présente un taux d’échec d’environ 60%. Le Professeur Ibrahima Thioub, le recteur de l’UCAD, évoque deux facteurs fondamentaux: la méconnaissance du système Licence-Master et Doctorat (LMD) et le nombre exorbitant d’étudiants inscrits. «Nous sommes dans une pente légèrement ascendante d’amélioration mais qui ne nous satisfait pas du tout. Un résultat qui doit être consolidé pour atteindre un taux de 80% de réussite», souligne le recteur. Pour atteindre son objectif, le Professeur Ibrahima Thioub compte passer, entre autres, par la résolution des problèmes comme la massivité des effectifs, une meilleure compréhension du système LMD.
 
La section de l’UCAD du Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (SAES) dégage en touche cette perspective de l’autorité rectorale. Son coordonnateur, Ibrahima Dally Diouf parle d’un taux fantaisiste. Pour donner des éléments d’explication à ce qu’il considère comme une «rigolade», le SAES de Dakar pense que le déficit d’infrastructures, l’absence de logistique, de moyens financiers et ressources humaines, sont des préalables à régler. «C’est bien beau de se fixer un taux de réussite de 80%. Est-ce que les moyens pour atteindre ce taux ont été mis en place ?», s’interroge Ibrahima Dally Diouf. Avant de poursuivre: «si toutes ces conditions ne sont pas réunies, ça ne sert à rien de se fixer des taux de réussite ridicules. On rigole. On n’atteindra jamais ce taux pour des raisons que lui-même (le recteur, ndlr) connait et qu’il a installées».
 
La section SAES rejette en bloc l’initiative des chapiteaux qu’elle considère comme des abris définitifs. «Comment peut-on demander à un étudiant qui reçoit un cours dans un abri provisoire de faire de son mieux pour en arriver là, ça ne marchera jamais», explique M. Diouf. En plus de la chaleur qui sévit sous les chapiteaux, le coordinateur de la section déplore «les problèmes de restauration et d’hébergements». Pour le SAES, «un étudiant ne peut pas réussir dans ces conditions. Ce taux fixé ne peut pas être atteint, car les moyens financiers, infrastructurels, les ressources humaines et la logistique ne sont pas assurés».


Auteur: Oumou ANNE - Sud Quotidien






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Commentaire (11)


Anonyme il y a 2 semaines (16:11 PM) 0 FansN°: 1
Quand on voit le niveau des facs africaines (Vu à Ouaga lors du discours Macron) ce sera 80% de nuls ! Et l'UCAD n'est pas mieux pour ceux qui voudraient prétendre le contraire.
Reply_author il y a 2 semaines (17:59 PM) 0 FansN°: 1
non un objectif ne peut être fantaisiste mais certainement irrÉaliste.
Anonyme il y a 2 semaines (16:30 PM) 0 FansN°: 2
La réalité est que nous avons de professeurs qui ont un "background de connaissances" aussi bien pratiques que théoriques absolument médiocre ! Le système est bourré d'anciens cartouchards anciens fêtards, qui n'ont jamais eu de mention dans leur curcus, et qui se retrouvent en abracadabra comme Professeurs ! Comment un professeur nul peut il transmettre des connaissances solides à des étudiants qui de surcroit ont toujours la tête ailleurs sur les futilités numériques des réseaux sociaux ! Plus de vraies recherches documentaires, aboutissant sur des synthèses, rien que du copier-coller ! Les professeurs ont des avancements camess (la plus grande escroquerie africaine sur le plan scientifique, et plus francmaçonne qu'autre chose) qui donnent des titres pompeux reposant sur un fonds de nullités et médiocrités. Il faut revenir à l'ancien système parce qu'on n'est pas arrivé à du mieux avec le système hybride LMD, mal pensé, mal adapté et inadéquat. DES PANS ENTIERS DE GENERATIONS DE JEUNES SONT EN PHASE D ETRE SACRIFIES PAR CE SYSTEME ….
Reply_author il y a 2 semaines (17:14 PM) 0 FansN°: 1
quelqu'un qui réussit à devenir professeur ne peut être un nullard
Lynx il y a 2 semaines (18:57 PM) 0 FansN°: 2
vous avez tout dit
en réalité la faute reviens aux enseignants qui pour la plus part sont en déphasage total avec les réalités du terrain. beaucoup n'ont jamais exercé en dehors du milieu universitaire et c'est un vrai problème.
ancien étudiant de l'ucad, précisément de la faseg, que je suis quand j'entends mes anciens maitre assistant donner leur avis à la télé sur les débats économiques, je me rend compte de l'éloignement de leurs connaissances théoriques avec nos réalités.
Anonyme il y a 2 semaines (16:41 PM) 0 FansN°: 3
1 et 2 vous avez raison. Mon pauvre Sénégal et au plus large, ma pauvre Afrique.
Anonyme il y a 2 semaines (16:49 PM) 0 FansN°: 4
Un des problèmes de l'UCAD, est le niveau de ses enseignants qui doivent accepter de travailler davantage. La situation va empirer avec le départ à la retraite de la génération d'enseignants des années 80. Les jeunes qui prennent la relève n'ont aucune conscience de leur mission, et la réforme des grades ne va pas aider à régler le problème. Avant, l'assistant qui démarrait se battait pour s'inscrire au CAMES, et améliorer son statut. Aujourd'hui avec cette réformes des titres, l'assistant se retrouve presque au même niveau de salaire q'un maître de conférences ou un professeur titulaire. Donc aucune motivation pour faire de la recherche et de l'enseignement de qualité. regardons les derniers résultats du Cames pour les sénégalais. Insignifiants. Au niveau des Universités comme de la tutelle, on doit aussi revoir les choses de près. Les enseignants de l'Université publique, qui refusent d'enseigner et d'encadrer, sont les mêmes qui animent les cours et assurent les encadrements dans les universités privées, et encouragent même les étudiants et leurs parents à aller dans le privé. Voilà un bel exemple de conflits d'intérêts. Oui, les Gouvernements et les autorités académiques ont leur part de responsabilités dans la crise de l'Université publique, mais les enseignants ont aussi la leur. Que chaque partie assume. Vive le retour de l'Ethique
Reply_author il y a 2 semaines (06:16 AM) 0 FansN°: 1
certains propos révèlent la personnalité de fanatiques et nostalgiques mandarins
Anonyme il y a 2 semaines (17:11 PM) 0 FansN°: 5
Le probleme c'est le CAMES et les titres pompeux que portent certains enseignants (pas tous) alors qu'ils ont un niveau de connaissance académique très faible. Moi je suis ingénieur dans une boite et je gagne bien ma vie. Mais ce que j'observe dans les universités (je collabore de temps en temps avec certains groupes) ne me rassure pas.
Reply_author il y a 2 semaines (17:55 PM) 0 FansN°: 1
le problème n'est pas seulement le cames. il y a surtout le travail. comment peut-on aller faire cours dans le privé, et refuser de le faire aux étudiants inscrits dans le public, qui passent le plus souvent la moitié d'un semestre sans voir leur prof, qui pourtant enseigne régulièrement à côté dans le privé, au vu et au su de tout le monde? que dire de cette course effrénée de nouveaux enseignants qui ont tout à apprendre de leur discipline et de leur maîtrise pédagogique vers des postes de direction. tout dernièrement, dans une faculté de l'ucad, pour un poste d'assesseur au doyen, on a enregistré une douzaine de candidats, qui viennent pourtant tous d'arriver à l'université. que font-ils de leur première mission d'enseignant chercheur?
Anonyme il y a 2 semaines (17:55 PM) 0 FansN°: 6
Comment l'atteindre si les conditions de vie, d'études et de recherches ne sont pas pris en compte. Des thèses à soutenir dans une salle de conférence archi comble certains obligés de se mettre debout faute de chaises pour prendre des notes. Bolé si ak tanguaye. Le restaurant trop cher et pas trop hygiènique obligées d'aller manger dans une buvette du coin. Les chambres nak n'en parlons pas. Il est préférable de s'abonner en bus et aller chez soi ou chez un parent du coin. Métina  :smile:  :sunugaal: 
Anonyme il y a 2 semaines (19:19 PM) 0 FansN°: 7
Pour dire vrai, il y a une crise d'autorité dans nos universités. Les syndicats de PER et de PATS ont été rendu forts par les autorités.

Pour preuve la loi cadre des universités votée par l'Assemblée nationale et brûlée publiquement devant les médias.

Face à cet acte répréhensible l'état a reculé en révisant la loi pour un nouvel vote allant dans le sens des exigences du SAES.

Dans ces conditions il sera difficile d'avoir un enseignement de qualité dans nos universités.

Un Enseignant - Chercheur
Anonyme il y a 2 semaines (19:34 PM) 0 FansN°: 8
Il y a aussi le problème des bacheliers orientés dans le privé et qui commencent à être renvoyés pour défaut de payement de l’Etat.

En effet, l’Etat n’a pas respecté sa part du contrat signé avec les Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur et leur doit plus de 10 milliards de FCFA.

Ces Etablissements Privés menacent de ne plus prendre de bacheliers. Ce qui va ramener le problème des bacheliers non orientés que le Sénégal avait connu dans les années 2010.

21 Domerame. il y a 2 semaines (20:06 PM) 0 FansN°: 9
80% khaliss bou worona takh UCAD fonctionner normalement, yénéye lék ndéyame motakh éléves yi amouniou niveau té profs yi léne di diangual sakh amouniou niveau ndéyame. Daguéne tothie thiote ndéyame kwa yéne nieup motakh nites ngi di khorome séne diobou ndéye a chak fois k l'occasion se présente, SÉNE DÉDIEUW NDÉYE. :baby-crawl:  :baby-crawl:  :baby-crawl:  :baby-crawl:  :baby-crawl:   <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/danse.gif" alt=":danse:">    <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/danse.gif" alt=":danse:">    <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/danse.gif" alt=":danse:">    <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">    <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">   :brawoo:  :brawoo:  :rigolo:  :rigolo:  :emoshoot:  :emoshoot: 
Anonyme il y a 2 semaines (20:37 PM) 0 FansN°: 10
N*9

Quand on voit le nom que tu t'es donné, ton message qui est à ton image n'est pas surprenant.

Ce forum est un cadre d'échange mais pas d'injures. Car les injures sont à la portée de tout le monde même des aliénés mentaux.
Anonyme il y a 2 semaines (12:14 PM) 0 FansN°: 11
A l'UCAD seules les facultés de lettres, de sciences et techniques, de sciences économiques et de sciences juridiques n'atteignent pas ce niveau de 80%. Dans les écoles et instituts, à la FASTEF et à la FMPO ce taux de 80% est une banalité. Les conditions de travail et d'études des enseignants et des étudiants posent certainement problème mais il faut s'interroger sur la façon d'enseigner et réformer ces facultés qui partout en Afrique tirent le système vers le bas. Elles appliquent des méthodes d'enseignement éculées et dépassées. Tout est théorique et général, jamais de terrain. Le prof. a ses feuilles jaunies, jamais révisées ni renouvelées et se met devant les étudiants (s'il daigne faire cours) à leur dicter un cours qu'ils apprennent par coeur. Dès qu'on change ce modèle d'enseigner tout de suite les résultats changent. Des enseignants heureux de distribuer de mauvaises notes en oubliant que les notes qu'ils donnent indiquent aussi le niveau de leur pédagogie. C'est triste. On vous montre la lune vous regardez le doigt!

Bon si le taux d'admis au dernier concours d'agrégation de droit et sciences éco n'atteint que moins de 35%, il n'est pas étonnant que les ajournés aigris en veulent aux étudiants. Demandez au coordonnateur du SAES ses résultats à ce concours où il était candidat, il y a 10 jours.

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